70 km sur le périphérique parisien

Thierry Sécurité Routière Laisser un Commentaire

Depuis le 10 janvier dernier, la vitesse maximale sur le boulevard périphérique est limitée à 70 km/h au lieu des 80 km/h habituels. Dans ce cadre, les 150 panneaux ont été remplacés dans les deux jours précédant cette date.

 

Réduire les accidents et le nombre de blessés

Projet initié par le maire Bertrand Delanoë, la limitation à 70 km/h de la vitesse maximale autorisée sur le boulevard périphérique parisien s’inscrit dans une politique globale. Elle englobe la création de zones de rencontres où la vitesse est plafonnée à 20 km/h et la limitation à 30 km/h de la vitesse aux alentours des établissements scolaires, ce que les techniciens appellent « les zones 30 ».

Cette initiative possède une triple portée. D’un côté, cette mesure vise à réduire le nombre de blessés dans les accidents, sur cette artère empruntée au quotidien par 1,3 million de voitures. L’objectif étant d’arriver à baisser les statistiques des accidents de 23 %, ce qui entrainerait une diminution d’environ 65 % du nombre de tués et de blessés graves. En effet, d’après les chiffres publiés par la Préfecture de Police, la vitesse est à l’origine de 48,4 % des accidents corporels qui se sont produits sur le périphérique en 2011. La fluidité de la circulation et la réduction de la vitesse des automobilistes peuvent donc contribuer efficacement à l’atteinte de cet objectif.

 

Moins de pollution

D’une longueur de 35 kilomètres, le boulevard périphérique génère 35 % des émissions de particules fines et 37 % des émissions d’oxydes d’azote du trafic routier parisien, selon une enquête d’Airparif datant de juillet 2013. D’après une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la réduction de la vitesse pourrait diminuer de 5 % les polluants atmosphériques émis par les voitures. Selon Gilles Aymoz, chef du service évaluation de la qualité de l’air de l’agence, cette mesure accentuerait la fluidité de trafic, ce qui aurait pour conséquence d’améliorer la qualité de l’air.

 

Moins de nuisance sonore

Les 1,3 million de véhicules qui empruntent quotidiennement le boulevard périphérique entrainent des nuisances sonores pour les 100 000 riverains de ce grand axe. Ainsi, la limitation de la vitesse à 70 km/h aurait pour conséquence de réduire de 1,7 décibel les bruits générés par les véhicules légers et de 1,2 décibel pour les poids lourds. La nuit, les impacts seraient encore plus sensibles car, avec la fluidité de la circulation, le nombre de riverains touchés par le bruit dépassant la limite autorisée de 62 décibels varie de 37 000 à 32 000 personnes. Ces chiffres sont donnés par Bruitparis qui milite par ailleurs à une limitation de la vitesse maximale à 50 km/h.

 

 

 

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